J'ai testé l'épilation définitive au laser
Beauté

J’ai testé l’épilation définitive au laser

Rasoir, cire, épilateur électrique… Après avoir mené moult combats contre mes poils, j’ai finalement décidé de tenter l’épilation définitive au laser. Rendez vous est donc pris et moins d’une semaine plus tard, je suis sur le point de me rendre à ma première séance d’épilation, flageolante. J’imagine que dans quelques mois à peine, j’aurai la classe d’un chien chinois mais, d’ici là, bienvenue en coulisses !

Les précautions et recommandations

Il est 17 heures et je suis là, bras en l’air, à faire les 100 pas dans ma cuisine. Sur les conseils de mon esthéticienne, et après m’être rasée de près, j’ai appliqué une crème anesthésiante sous mes somptueuses aisselles et les ai recouvertes de film alimentaire. La voilà, la vrai vie des « micro-influenceuses » comme ils disent, but #notinstagramable.

Entre deux étirements, je prie pour que personne n’ait soudainement décidé de me rendre visite par surprise. Au pire, je nierai. Oui, voilà ! Je me jetterai ventre à terre en deux-deux si la sonnette retentit. C’est bien, ça. Je veux bien être hospitalière mais, pas quand je suis moche. Vous voilà prévenu. De toutes façons, je vois mal comment je pourrais atteindre la poignée, les bras en l’air. A moins d’ouvrir la porte à genoux mais bon, ça pourrait renvoyer le mauvais message…

Au bout d’une demie heure, mes mains engourdies et le bout de mes doigts bleuis m’amènent doucement à me questionner (en même temps, j’ai pas grand chose d’autre à faire) : faut-il que je me débarrasse de la crème, et du film alimentaire, avant de me rendre à l’institut ? Non ? Et si j’avais opté pour l’épilation du maillot alors ? J’aurais du m’y rendre vêtue d’une culotte en cellophane ? Me garer, traverser le parking pleine d’assurance, le tout saucissonnée dans du film alimentaire ? Sérieusement ? Peut-on vraiment s’infliger ça ? J’imagine l’entrejambe cellophané d’Angelina Jolie crisser au moment de prendre place dans la salle d’attente de son esthéticienne. Bon, pas certaine qu’Angelina Jolie passe par la case salle d’attente, en fait… Ok, je commence à digresser. Dans le doute, je ne touche à rien. Après tout, si Angelina assume… moi aussi !

Les risques de l’épilation définitive au laser

J’avoue que j’y vais à reculons. Des jours que je me retiens de faire une recherche Google : « Epilation définitive danger – cancer – mort subite »… vous connaissez. D’ailleurs, en jeune femme responsable et consciencieuse que je suis, j’ai préféré m’y rendre dans l’ignorance la plus totale.

C’était sans compter sur l’esthéticienne elle-même, qui dès mon arrivée s’empresse de me remettre trois pages explicatives sur les risques et les dangers de la dite épilation : cicatrices, brûlures, croutes, décoloration de la peau… Ok, maintenant je sais.

Tout bien réfléchi, avoir des poils, c’est bien aussi… non, vraiment ! C’est un réel symbole de liberté en tant que femme, si on y réfléchit bien. Pouvoir faire le choix d’être poilue, elle est là la vraie cause féministe ! Put***, j’ai envie de faire demi tour et de lui faire faux bond. RAF de la politesse et de la bienséance. Ok, elle arrive.

– « Bonjouuuur… »

Est-ce qu’elle a l’air sadique ? Difficile de le savoir. Je lui souris et la suis sans un mot, politesse oblige. Inch’Allah, Carpe diem, et advienne que pourra. Que peut-on dire à une femme prête à se sacrifier pour la science ?

L’épilation définitive au laser, ça fait mal ?

La pièce est exigüe et je me découvre un rien claustro. Il fait sombre, elle parle vite, me demande si je vais bien, si j’ai pour habitude de m’épiler, si je me suis récemment exposée au soleil… non, non et non ! Ou plutôt oui, non et non. Quoi que ? Attends, récemment, c’est à dire ? Elle m’invite à m’installer. Je garde le haut ou je l’enlève ? J’imagine que pour le bas, on est bon. Personne n’a besoin de voir mon bouton d’or pour m’épiler les aisselles, si ? Je deviens incohérente.

La voilà qui m’explique qu’en cas de douleur, il est possible de faire des pauses. Des douleurs ? Quel genre de douleur ? Nan, mais… des grosses douleurs ? Je me sens à nouveau l’âme d’une féministe. Vive les poils, le no bra, le full bush, et cetera ! Trop tard. Je serre les dents et… c’est parti !

Couchée sur le dos, les yeux fixés sur le plafond, j’attends que quelque chose se passe. Un truc, une sensation, un début de quelque chose… Je me concentre, non vraiment… rien ! Je suis presque déçue. Tout ça pour ça ? Ca, là ? Des jours que je promène ma bucket list partout, et pas un frisson ? 10 minutes plus tard, je suis déjà prête à partir. J’enfile ma veste et la remercie. Je l’aime plutôt bien, finalement. Rendez-vous dans deux mois pour notre prochaine séance.

Et comme je suis certaine que vous êtes impatients de connaître les résultats de cette épilation définitive à J+10, je vous laisse avec un petit avant goût, ci-dessous…

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